Mon placement en centre jeunesse

Je vous raconte quelque chose de vrai. De difficile. Un placement en centre jeunesse. Oui, avec la DPJ.

Il y a tellement eu de mauvais moments. Les plus sombres de mes souvenirs se sont passés. 

J’ai fait une dépression. Une grosse. C’était tellement difficile. À tous les jours je me levais avec l’espoir de sortir de là. 

Les tâches du matin, du midi, du soir, les activités étaient mon quotidiens. Des intervenants difficiles. Une routine hors du commun. 

Je me levais le matin, je déjeunais, j’allais m’habiller, à l’école (dans le centre, non à l’extérieur), je dînais (dégoûtant). Le soir, douche, bibliothèque, lecture, écriture, dodo. Puis on ajoute les rencontres. Les dîners en privé avec mon intervenant. 

Je mangeais peu. Je dormais peu. Je faisais ce que je pouvais. On me critiquait. Je subissais de l’intimidation. Verbale et psychologique. J’ai eu des abus psychologiques. On était toujours en train de me disputer. Je me plaignais, mais rien n’était fait, ou pris au sérieux. J’en parlais à ma mère. Ils s’en sont totalement foutu. J’en pleurais. 

J’ai déjà supplié ma mère de venir me chercher. J’en pleurais. « S’il te plait, je ne veux plus y aller, je ne suis plus capable » lui ai-je dit un soir. J’avais vomi et je n’étais pas capable de retourner. Ils m’ont coupé des sorties de fin de semaine chez moi. Je m’ennuyais tellement de mes parents. 

Ma mère venait me voir. J’avais besoin de ça. Ou je mourrais. Elle était consciente de ce que je vivais.

Ma chambre était le lieu où je me sentais le mieux. En sécurité et loin des filles, c’était mieux ainsi.

Des filles faisaient des crises, s’engueulaient, c’était invivable. D’autres fuguaient. La consommation de drogue était au rendez-vous. Vous devez vous en douter! Je n’étais pas influençable! Non! JAMAIS je ne veux toucher à de la drogue!

Bref, mon placement a duré 6 mois. Je m’en suis sortie haut-la-main.

Vous n’êtes pas seuls, je suis là et je sais ce que c’est! 

Ma mère a porté plainte contre eux! Contente de ne plus être là-bas. 

Gabriella xxxxx

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Une grosse erreur

Aujourd’hui, j’ai fait une erreur. J’ai appris de mon erreur. Ma tablette est brisée et je vais devoir faire un geste réparateur ; la faire réparer. Je vais devoir attendre encore 28 jours. C’est long. Mais je n’ai pas le choix. Pourquoi j’ai fait ça? Parce que j’ai eu une défaite. Mais je l’ai mal prise. Rien de familial, social. Mais sur le plan argent. Je sais. Vous me direz que ce n’est pas une raison. Je suis sous le choc après 3 heures (de mon bris). Je veux vous dire que je suis de nature impulsive. Je peux agir sans réfléchir. Mais comme on dit ; on apprend toute une vie. Même de nos erreurs. Je veux changer, m’améliorer encore plus.❤️❤️ 
Gabriella 

Un petit résumé du savoir-faire avec les gens✌️

Let’s heart my speech out 👇 :

Une chose est simple ok. Tu cherches la marde 💩 avec moi? Tu vas l’avoir? Tu veux la guerre? Tu l’auras? Tu veux mon bonheur? J’veux le tien! Tu veux être mon ami? Ok, good. ✌️Tu es sympa avec moi? J’le serai avec toi! T’es pas sincère? Ben va chier j’te mérite pas. Voilà!

#jemaffirme #exprimetoi

Les murs, témoins de ma colère ⚡️

J’écris pour dire que je ne suis pas une personne méchante. Mais des la dernière année, j’ai radicalement changé. De comportement. Je me protège dans un certain sens. Je suis devenue impulsive. Qu’on me juge, je m’en fous. Il y a des raisons qui se cachent derrière mes gestes. Beaucoup de raisons. Celles que je me souviendrai pour longtemps. J’ai de la difficulté à gérer mes émotions et je l’assume. Je vais nettoyer les murs de ma chambre, les repeinturer si il le faut. Oui, sachez que dans les vie, il y a des moments comme ça. Moi, j’ai un trouble du spectre de l’autisme avec phobie d’impulsions et impulsions. Quand on me dit de ne pas le faire, la colère me submerge et je peux exploser, comme un volcan. J’ai vécu des moments difficiles dernièrement. Les deux dernières années ont été les pires pour moi. Et je le pense vraiment. Si je te dis que je ne vais pas bien, est-ce que tu vas comprendre? Je montre ce que j’ai fait sans tabou. Sans gêne. Pas parce que je n’ai pas de coeur. Mais parce que mon coeur est brisé. Ça fait longtemps que je fais ça. La première fois que j’ai brisé le mur, c’était deux jours avant ma fête. Mais on m’avait fait de la peine et enrager. Ce n’est pas les autres qui ne sont dans ma tête. Moi, j’y suis. Quand l’idée de crier vient, je le fais. De cogner, je le fais. De pleurer, je me soulage en versant des larmes. Ce n’est peut-être pas la bonne façon, mais je suis moi. Je peux m’améliorer. Mais je veux digérer toute la peine accumulée au fil des mois et des années par beaucoup. Il y a des jours ou je suis tannée d’être en vie. Mais je suis chanceuse de l’être. Je veux simplement avoir la paix. Ne pas vivre dans la rage, la violence verbale et psychologique. Je veux changer. Changer de vie. Être heureuse avec moi-même à nouveau. Me faire confiance. Redonner confiance aux autres sera difficile. Trahisons, mensonges, j’en ai vécu. J’aimerais tellement pouvoir respirer. Ne pas me sentir étouffée. Foncer. J’hésite sur plusieurs choses. J’ai des décisions à prendre, assez difficiles merci! Je veux encore avoir de l’espoir, faire ce que j’aime, à l’extérieur de ma famille. L’idéal serait que je sois seule et en paix. Je ne suis pas une folle. Je veux simplement que l’on me laisse tranquille. Respirer. Just breathe.

Gabriella

On ne change pas, on met juste les costumes d’autres sur soi.

Il nous arrive tous une fois dans notre vie que l’on a des questionnements. C’est mon cas. Je ne cacherai rien. Rien. Rien.

Non, je ne suis pas parfaite. Je fais des erreurs, j’apprends.

Avec ma mère, c’est électrique ⚡️. C’est normal, mais ça devient fatiguant pour moi. J’ai un trouble du spectre de l’autisme. Alors je dois arrêter de me laisser abattre.

Premièrement, je vais moi-même me payer mes choses. Parce que je ne veux pas passer à côté de la colère du siècle, c’est pas vrai. J’ai mes limites. Je ne toucherai plus à son ordinateur. Je vais m’en payer un et c’est tout. Les autres n’ont rien à dire. Rien. Je veux accompagner mon père faire des courses, je le ferai. C’est un ami de mes parents qui me l’a dit après un an d’agoraphobie. D’anxiété, dépression et trouble panique.

Deuxièmement, si je me fais redire : je veux te parler, eh bien nope! Pas besoin d’entendre des bêtises ni d’injures. Non. Pas besoin. Maintenant, ceux et celle qui ne se mêlent pas de leurs affaires, je vais quitter la pièce où je me trouve ou bloquer les messages. Ce sera à eux de savoir que oui, j’ai changé.

Je veux que vous sachez que ces cicatrices, ces trous sur les murs, sont la trace de chacune de mes frustrations, que je suis difficilement capable de gérer. Il m’arrive de crier, pleurer et ça me fait du bien. Toutes ces larmes coulées après tant d’années de souffrances familiales, scolaires, sociales, psychosociales,etc .Même si ce ne sont pas les choses à faire. J’ai déjà cassé l’écran de mon cellulaire volontairement aussi. Parfois, j’ai des pensées suicidaires, mais pas au point de commettre l’irréparable. Quand je suis fâchée, je peux faire des menaces. J’ai même déjà fugué. J’ai 18 ans, et je me rends compte que c’est tof le monde adulte sur tout ses aspects. En fait, je me demande si j’ai un trouble bipolaire. Je me fâche très facilement. Gare à ceux qui m’énervent sur mon chemin.

J’ai aussi fait une demande pour avoir un suivi seule avec ma psychologue. Je me demande aussi si partir de chez moi serait plus facile? Parfois, j’y pense. Il est normal de se rebeller une fois de temps à autres.

Alors avant de parler, réfléchis parce que des mots ça fait plus mal qu’on coup de point. Et oui, j’en ai payé le prix hier.

Gabriella

Mon expérience avec l’automutilation

Tout a commencé quand mon frère est parti. Il me manquait une partie de moi. Ma deuxième moitié, celui qui me complète a été placé. J’ai eu mal. Ça fait maintenant 8 mois qu’il ne vient que les week-ends. 

Je ne m’entendais plus avec ma mère. Elle se fâchait très souvent. Et s’enchaînaient les disputes entre mes parents, dont j’ai été le témoin silencieux. Parfois, elle se fâchait avec moi. CJe me fâchais aussi. Et le ton montait. J’étais tellement fâchée que j’ai des choses horribles. Je regrette, mais des fois je me défendais. 

Tout a commencé quand je me frappais. Parfois les mains, d’autres fois au visage. Je me faisais des bleus. Puis, un soir, avec mon rasoir, je me suis creusée une entaille dans la jambe et ça pissait le sang. J’ai tout fait pour ne pas traumatiser mon frère encore plus.

Puis colère et déceptions s’accumulaient. Je me coupais (avec le rasoir) aux bras, aux mains, aux poignets, aux pieds et même aux doigts de main. 

J’ai encore des cicatrices. Je les porte avec tabou. 

Parfois, quand je le fait, c’est que l’envie est forte, juste pour essayer disons, ou me soulager de certains problèmes que j’ai. Les cris de ma mère et toutes les fois où on s’est chicanées me reviennent. Et ce douloureux passé. 

Parfois, je prends du recul et je me dis que je pourrais me soulager je pourrais faire autre chose. Oui. Pas le choix. 

Mais dans mon cas, je ne vais jamais loin quand je me coupe. 

J’en parle à ma psy, qui m’aide beaucoup. Elle me dit que je pourrais attraper des maladies et que je pourrais aller à l’hôpital. Je ne veux pas me rendre jusque là! 

Je veux vous dire que j’en parle ouvertement et que oui, je dois apprendre à arrêter. Je ne le fais pas souvent. 

J’en ai parlé avec mon frère il y a un mois environ. Il a voulu que je lui montre mes marques. Et j’ai refusé. Il m’a dit qu’il trouvait ça horrible. Je le comprends avec ce qu’il vit en plus. Je m’adresse à toi frérot que je ne faisais pas cela pour te faire peur. Mais parce que je pense parfois que je le mérite. 

Je ne mérite pas de me faire du mal ainsi. Je sais. Je me sens mal parfois. Je ne suis pas fière de moi dans ces moments.

Je fais attention à moi, j’en ne suis pas suicidaire. Je vous assure❤️.
Gabriella 



Changer de direction

Récemment, une personne m’a enlevé de sa vie. On se connaissait depuis super longtemps. En elle, il y avait des signes d’hypocrisie. Je ne les ai pas remarqué tout de suite. Mais deux jours à peine, elle m’envoie un message disant de ne plus lui parler.
J’en ai parlé à mes parents. Je suis même allée jusqu’à brûler le papier où il y avait ses coordonnées. Pour ne plus avoir mal. Je ne regrette rien. Comme le dit Édith Piaf dans sa chanson Non je ne regrette rien.

Je l’ai bloquée de tous mes réseaux sociaux aussi. Même ses numéros de téléphone. C’était ce matin. 

J’en ai parlé à mes amis, qui m’ont encouragée à ne plus lui parler. Mon frère aussi l’a bloquée pour éviter qu’il se fasse harceler par elle. 
J’ai changé. Autant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Nous évoluons tous. Dans le bon ou mauvais chemin. Mais moi, j’ai fait le choix de ne plus lui parler. J’ai changé de direction. Je ne me laisserai pas abattre.
Je vous suggère fortement d’éliminer ces hypocrites de vos vies.

Gabriella