Mon expérience avec l’automutilation

Tout a commencé quand mon frère est parti. Il me manquait une partie de moi. Ma deuxième moitié, celui qui me complète a été placé. J’ai eu mal. Ça fait maintenant 8 mois qu’il ne vient que les week-ends. 

Je ne m’entendais plus avec ma mère. Elle se fâchait très souvent. Et s’enchaînaient les disputes entre mes parents, dont j’ai été le témoin silencieux. Parfois, elle se fâchait avec moi. CJe me fâchais aussi. Et le ton montait. J’étais tellement fâchée que j’ai des choses horribles. Je regrette, mais des fois je me défendais. 

Tout a commencé quand je me frappais. Parfois les mains, d’autres fois au visage. Je me faisais des bleus. Puis, un soir, avec mon rasoir, je me suis creusée une entaille dans la jambe et ça pissait le sang. J’ai tout fait pour ne pas traumatiser mon frère encore plus.

Puis colère et déceptions s’accumulaient. Je me coupais (avec le rasoir) aux bras, aux mains, aux poignets, aux pieds et même aux doigts de main. 

J’ai encore des cicatrices. Je les porte avec tabou. 

Parfois, quand je le fait, c’est que l’envie est forte, juste pour essayer disons, ou me soulager de certains problèmes que j’ai. Les cris de ma mère et toutes les fois où on s’est chicanées me reviennent. Et ce douloureux passé. 

Parfois, je prends du recul et je me dis que je pourrais me soulager je pourrais faire autre chose. Oui. Pas le choix. 

Mais dans mon cas, je ne vais jamais loin quand je me coupe. 

J’en parle à ma psy, qui m’aide beaucoup. Elle me dit que je pourrais attraper des maladies et que je pourrais aller à l’hôpital. Je ne veux pas me rendre jusque là! 

Je veux vous dire que j’en parle ouvertement et que oui, je dois apprendre à arrêter. Je ne le fais pas souvent. 

J’en ai parlé avec mon frère il y a un mois environ. Il a voulu que je lui montre mes marques. Et j’ai refusé. Il m’a dit qu’il trouvait ça horrible. Je le comprends avec ce qu’il vit en plus. Je m’adresse à toi frérot que je ne faisais pas cela pour te faire peur. Mais parce que je pense parfois que je le mérite. 

Je ne mérite pas de me faire du mal ainsi. Je sais. Je me sens mal parfois. Je ne suis pas fière de moi dans ces moments.

Je fais attention à moi, j’en ne suis pas suicidaire. Je vous assure❤️.
Gabriella 



Changer de direction

Récemment, une personne m’a enlevé de sa vie. On se connaissait depuis super longtemps. En elle, il y avait des signes d’hypocrisie. Je ne les ai pas remarqué tout de suite. Mais deux jours à peine, elle m’envoie un message disant de ne plus lui parler.
J’en ai parlé à mes parents. Je suis même allée jusqu’à brûler le papier où il y avait ses coordonnées. Pour ne plus avoir mal. Je ne regrette rien. Comme le dit Édith Piaf dans sa chanson Non je ne regrette rien.

Je l’ai bloquée de tous mes réseaux sociaux aussi. Même ses numéros de téléphone. C’était ce matin. 

J’en ai parlé à mes amis, qui m’ont encouragée à ne plus lui parler. Mon frère aussi l’a bloquée pour éviter qu’il se fasse harceler par elle. 
J’ai changé. Autant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Nous évoluons tous. Dans le bon ou mauvais chemin. Mais moi, j’ai fait le choix de ne plus lui parler. J’ai changé de direction. Je ne me laisserai pas abattre.
Je vous suggère fortement d’éliminer ces hypocrites de vos vies.

Gabriella

Mon trouble du spectre de l’autisme 🦋

De nos jours, ce sont pas toutes personnes qui sont ouvertes à parler de leur trouble neurologique.

Moi, je le suis. Je le vis. Il fera partie de moi toute ma vie. J’ai un trouble du spectre de l’autisme. Ou TSA.

Quand on a un TSA, certaines choses sont perçues ou comprises différemment. On peut exagérer l’image de la perception. On peut faire une tempête dans un verre d’eau. Les détails sont très important pour nous.

Ce n’est pas un handicap ou une maladie mentale. C’est un trouble neurologique.

Les personnes TSA comme moi peuvent avoir énormément de facilité à parler, ce qui est mon cas. J’ai tous mes repères, toute ma tête, je profite de chaque instant.

Par exemple, quand je suis SPM ou fâchée, je peux grossir les choses. Quand je veux quelque chose à une telle heure et que je ne l’ai pas, je peux devenir très anxieuse.

Avoir un TSA peut occasionner des difficultés au niveau social, comme ne pas avoir beaucoup d’amis. Tout au long de ma scolarité, faire des travaux d’équipe était un cauchemar. Personne ne voulait se mettre avec moi. Personne ne m’aimait. On me fuyait, me bloquait sur les réseaux sociaux.

En 2014, je me suis fait une amie. Elle est mon étoile. Elle est toute ma vie. Je ne sais pas ce que je ferais sans elle.

En 2015, lors de mon hospitalisation, j’ai rencontré une autre fille. Nous sommes en contact, on s’appelle et s’écrit. Elle est extraordinaire. On a pas les mêmes problématiques, mais on se soutient mutuellement.

Ma mère m’a toujours aidée. Elle est allée chercher de l’aide pour comprendre. Elle ne savait pas ce que j’avais. Mais aujourd’hui, je la remercie.
En gros, les troubles de l’autisme ne sont pas contagieux.

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Le CD d’Isabelle Boulay En Vérité 💗

Comme vous le savez, j’adore Isabelle Boulay! Ce CD est tellement bon! Plusieurs auteurs se sont réunis. Benjamin Biolay est à la réalisation. Isabelle chante avec sa belle voix qui continue de me transporter. 

Elle est très belle sur sa pochette d’album. Photographiée par nulle autre que le photographe international Peter Lindbergh. 

La chanson que j’aime le plus est Won’t Catch Me Cryin’. Reprise de Robert Thomas. Ce texte est tellement touchant. 

Je recommande ce CD à tous les fans !
Gabriella 

Ce p’tit monstre-là

 

 

 

 

solitude-therapie-psychologie-sortir-1Tsé, parfois je me demande comment j’irai dans deux minutes? Dans deux heures? Demain? Dans 5 jours? J’me demande comment je vais faire pour rester seule chez moi. J’ai peur de ne pas réussir dans la vie. J’ai peur de ne pas être acceptée. J’ai peur de ne pas être en mesure de retourner aux études. J’ai peur que mes parents meurent. J’ai peur d’avoir peur. 

J’ai toujours peur. Tout le temps. Je me demande si je vais m’en sortir? si je serai toujours stressée? Parce qu’en ce moment, j’suis stressée. J’ai beaucoup de doutes, de craintes, que je n’arrive pas à me débarasser. Et si, et si, et si? 

Ce monstre-là, c’est l’anxiété. Je l’ai depuis le début de mon adolescence. Tsé, ça peut te paraître facile de me dire  »stresse pas! ». Mais tu ne vois pas que je ne suis pas une fille zen comme toi tu l’es? Dans le fond, on peut me dire  »oh, panique pas. ». Mais c’est dur de ne pas paniquer!!!! 

Tsé, l’anxiété, c,est le sentiment de peur d’essayer des choses. La petite voix qu’on a constamment dans la tête qui dit: Tu y arriveras pas. C’est la peur constante qu’il arrive quelque chose de grave. On voit les choses du mauvais côté. On est tellement mal. 

Toi, qui vit de l’anxiété, tu n’es pas seul. Je veux te dire que je te comprends à 100%.

Gabriella xxx

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En a-t-on vraiment besoin? Ou comment je fais bien mon ménage de chambre?

Parfois, je regarde les objets que je possède lorsque je fais du ménage et je me demande: En ai-je vraiment besoin? C’est vrai qu’au quotidien nous avons besoin de beaucoup d’objets. Mais au fil des années, nous en accumulons beaucoup. Au point que je me demande si je devrais les garder?

Par exemple quand je fais le ménage de mes papiers, j’en jette. Parfois, je me demande pourquoi je les ai. Mes crayons dont l’encre disparaît. Non! Des bébelles, hum, non plus! Mais je fais attention à ce que j’aime, des cadeaux qui m’ont été offerts. Des toutous? Hum..? Je me questionne. Parce que récemment, j’en ai reçu trois. Je les aime et je ne veux pas les donner. Ils sont vraiment importants, alors je les garde. Ils ont une grande valeur sentimentale à mes yeux. Des livres? Je dirais que je les range dans ma bibliothèque. Mais ceux pour enfants, qui m’ont bercée, je les mais dans ma boîte à souvenirs. 

Parfois, il faut mettre de l’ordre dans sa chambre et se demander si ce sont des objets que nous avons vraiment besoin! 

 

Gabriella 

La dépression, briser le silence !

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Il y a deux ans, je vivais de l’angoisse qui était constante. L’angoisse est devenu de l’anxiété. Le tout s’est transformée en peur constante et en pleurs interminables. Je n’étais pas bien avec moi-même. Non pas parce que je n’étais pas bien entourée, mais j’avais beaucoup d’anxiété que je ne savais maîtriser. 

J’ai dû être hospitalisée. Pendant 3 semaines. Après, j’ai été bien outillée et j’ai passé au travers. 

N’empêche que je suis fragile. Je suis vulnérable. J’ai rechuté à maintes reprises. Parfois, j’avais peur de moi-même. J’avais peur de ce que mes proches allaient penser de moi ou peur de leur faire peur. 

Ce que j’ai envie de vous dire est d’en parler dès que ça ne va pas. Parlez-en à vos parents, vos amis. 

 

Gabriella